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BIKINI MACHINE

publié le 3 décembre 2011 -  Catégorie : Actu

 

Torréfiés à l’essence chargée en plomb, maximum jerk et r’n’b électromuté se nappent de soul blanche dans un garage bourré de Simca 1000 volées et de roadsters surgonflés. Le sourire en coin de Dutronc sape le snobisme mod des Who, la BO de nanar chahute le classique millésimé. Bikini Machine est le pop art band ultime.

 

 

THE FULL ALBUM

  Ca démarre par un son électronique grésillant qui ressemble à une Harley au repos mais «Good Morning» se révèle en fait une cavalcade garage-pop mêlant guitares vintage et électro up to date, beaucoup plus Carnaby Street relifté que Death Valley assoiffée. Laetitia Sheriff y lance des « yeah » électriques. «Get Down» attaque en avalanches de percussions mambo, se larde d’un riff à la  Kinks période You Really Got Me, part en vrille de samples marrants. Mais les Bikini peuvent aussi jouer en classe smoking. Prenez «Strange Day», qui déploie cordes et vibraphone pour une torch song jamesbondienne. Interrogation métaphysique ? «Où vont les cons?»  se demandent Fred Gransard et Michaël Furnon (fan et ami du groupe) avec ce détachement ironique emprunté à Dutronc. Les rythmiques hip-hop sont-elles nées dès les sixties ? Les polyphonies des Beach Boys supportent-t-elles l’électronique de puissance ? Est-il essentiel de connaître les pas pour danser ? A-t-on vraiment le droit d’embaucher les huit enfants des membres du groupe pour assurer les chœurs d’une chanson intitulée «The Old School»? Toutes les réponses sont dans The Full Album. Mais juste avant que le silence ne retombe sur la dune, on aura loisir de méditer ces troublantes révélations en roulant à la cadence humide des guitares surf de The Race.