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Report > Minuit + Thomas Monica

publié le 12 octobre 2015 -  Catégorie : Web Report

 

 

Il est 20h30 quand nous arrivons à la Rodia en ce premier jeudi d’octobre. Après avoir récupéré nos places à la billetterie, nous nous dirigeons vers le Club. Il y a déjà du monde dans la petite salle à l’étage de la Rodia, nous nous frayons un chemin au cœur de la fosse et très vite, les lumières s’éteignent et une bande sonore très apaisante résonne. Les trois musiciens s’installent tour à tour derrière leurs instruments, Thomas Monica se place au centre de la scène tout sourire, fier et heureux d’être à Besançon en cette belle soirée d’automne.

 

Le bisontin a déjà une certaine notoriété, ce qui n’échappe pas au public réceptif. C’est un artiste taillé pour le live, on sent dès les premières minutes qu’il aime la scène et il communique énormément avec son public. Il nous invite à reprendre en chœur les paroles de ses chansons et le public s’exécute avec grâce et brio. Les parties instrumentales de ses chansons sont très dansantes, l’influence de Matthieu Chedid (a.k.a –M-) se ressent énormément dans ses mimiques, sa gestuelle, sa guitare également et ses instrumentales très groovy et funky.

 

Nous retiendrons principalement « Avant-première », la chanson finale et son refrain entêtant que tout le monde chantonnait à la sortie de la salle lors de l’entracte entre les deux groupes.

 

 

Après une petite pause rafraîchissante d’une vingtaine de minutes, nous voilà de retour dans la salle du club de la Rodia afin d’admirer le groupe MinuiT.

Sur scène, cinq personnalités s’installent humblement. Simone Ringer, jeune chanteuse de 25 ans portant une robe sur laquelle se trouvent des motifs d’yeux. Raoul Chichin, tout de mauve vêtu (jusqu’au chapeau !), est le guitariste principal du jeune groupe. A leurs côtés, Joseph Delmas (guitare), Klem Aubert (basse) et Tanguy Truhé (batterie) les rejoignent. Ils disposent également de la présence d’un musicien additionnel en live, derrière les claviers.

 

La prestation du groupe débute avec le deuxième extrait de leur EP sorti récemment, « Sur les berges ». Très vite, l’ambiance devient folle. La jolie Simone prend de suite tout l’espace, elle danse et fait des grands sourires à l’assemblée. La joie d’être sur scène se lit sur les visages de chacun des musiciens. La voix si particulière dont Simone a hérité résonne dans la salle, des paroles sombres et distinctes sur des touches de pop mêlant à la fois des côtés rock et funk. On assiste à une prestation charismatique, la présence dont la formation fait part aujourd’hui est assez impressionnante. C’est très agréable d’avoir un groupe en face de soi qui est heureux d’être là, et ce malgré le manque de communication de la part de la chanteuse vis-à-vis du public… En effet, les chansons s’enchaînent et entre chacune, seul un large « merci » se fait entendre.

 

Par la suite, un joli moment d’émotion se fait ressentir dans la salle, lorsque l’on assiste à l’interprétation très théâtrale de « Recule ». On sent que la jeune femme ressent ses paroles, elle vit ce qu’elle raconte et nous nous retrouvons facilement dans une ambiance extrêmement intimiste.

Comme nous le disent plus tard quelques personnes du public : « Elle (NDLR : Simone Ringer) arrive sur scène et sans parler, elle peut nous atteindre profondément. Elle a une présence assez extraordinaire et une humilité vraiment flagrante. On la regarde et nos yeux ne peuvent se détacher d’une présence aussi forte sur scène. La mise en scène est belle et on assiste à un spectacle de qualité. »

 

Le public est très réceptif, la salle danse en rythme et les applaudissements chaleureux fusent à chaque fin de chanson. Les jeunes artistes se permettent un rappel sur la sublime chanson « Flash » puis quittent la scène sobrement, après de longs remerciements.

 

Mais à peine le temps de se remettre de nos émotions que le groupe est au bar de la Rodia et improvise une séance de dédicaces. Après avoir récupéré la setlist (la liste des chansons jouées ce soir), nous nous dirigeons donc vers les 5 musiciens afin de la faire signer et de discuter avec eux.

Joseph, le guitariste, nous glisse quelques mots : « On a passé une excellente soirée, le public était vraiment chouette et le cadre est superbe. On reviendra ! »

Il est 23h30 et nous nous dirigeons vers la sortie de la Rodia, épuisée d’avoir tant dansées mais terriblement heureuses d’avoir rencontré des musiciens aussi simples et humbles.

 

 

 

Marion Arnal