Actualités

Report > Anaïs

publié le 17 mai 2015 -  Catégorie : Web Report

En ce beau dimanche ensoleillée, la Rodia accueillait les associations bisontines luttant contre l’homophobie, ainsi que la chanteuse Anaïs pour la journée de Lutte contre l’Homophobie et la Transphobie.

 

J’arrive sur la terrasse de la Rodia sur les coups de 16h, et pendant une petite heure, les DJ Olive & Pino font l’animation tandis que le stand de l’association bisontine accueille des gens souhaitant discuter. J’attends patiemment l’ouverture de la salle, et lorsque les portes s’ouvrent à 16h40, je me dirige sur la barrière disposée juste devant la scène avec détermination. Une petite demi-heure d’attente s’écoule, sur fond sonore de Johnny Cash, le public s’installe en majorité sur les gradins au fond de la salle, et les lumières s’éteignent progressivement à 17h.

 

La jeune artiste entre sur scène gracieusement sous quelques applaudissements timides, se place devant le micro avec un large sourire et annonce la couleur de la soirée avec deux mots très simples : « Bonsoir Dijon ! » Les rires fusent dans la salle, et la chanteuse se justifie en riant « Je sais qu’il y a un petit contentieux, du coup je m’amuse un peu. » La soirée est lancée sur une note d’humour bien placée, et la jeune femme nous prouvera tout du long qu’elle ne se prend pas au sérieux avec des petites remarques et un grand sourire contagieux. Et pourtant, ses nouveaux morceaux qu’elle nous présente cet après-midi sont vraiment propres et prédisposés à la scène, et la jeune femme éprouve un plaisir à nous les présenter très appréciable. C’est une artiste pleine d’autodérision qui communique énormément avec son public et le fait participer à chaque instant, comme lorsqu’elle leur demande de se retourner afin de prendre un selfie avec le public de dos.

 

Nous retiendrons de ce beau moment « l’Intermède écossais » précédé de son discours en anglais (s’il vous plait !), ainsi que « l’Ode à l’Autotune », mais également la reprise en rappel de la très jolie chanson « Le petit cochon en pain d’épice ».

 

Avant de nous quitter, la jeune artiste nous gratifie d’une reprise de Meghan Trainor, All about that bass, qui nous laisse quelque peu sur notre faim, mais après 1h15 de concert, Anaïs se doit de nous quitter, sous une salve d’applaudissements chaleureux d’un public conquis souriant à l’infini.

 

Marion Arnal