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Report > Soirée Born Bad Records > Frustration + Cheveu + Fumer Tue

publié le 13 décembre 2014 -  Catégorie : Web Report

 La Rodia était, ce samedi 13 décembre, sous le signe du label Born Bad records. Difficile de se remettre de cette soirée qui fut pour le moins délirante et survoltée.

À l'heure où l'environnement musical français décolle, ce label nous le prouve une fois de plus ! Ce fut une grosse claque que les spectateurs de la Rodia ont pris devant trois des groupes fétiches et emblématiques du label : Frustraton, Cheveu et Fumer tue.

Les têtes hochaient et les corps se déchaînaient sous ce rythme garage rock / post-punk : pogo à gogo, headbanding et body surfing étaient de la partie.

 

Le déroulement de la soirée fut comme une évidence. Chaque groupe, de part leur performance, sublimait le précédent tout en laissant place magistralement au suivant. Installant une ambiance allant du dansant à l'oppréssif, psychédélique et industrielle, une vague punk s'est déversée sur la Rodia.

 

Trois groupes, des artistes inclassables, c'est en effet une véritable expérience visuelle et sonore que nous ont offert les membres du label Born Bad records. S'emparant d'une new wave synthétique, témoignant d'un punk garage revisité, c'est ce que l'on a aimé. En fait, ce samedi 13 décembre, nous avons tout aimé. La complicité qui s'est d'emblée créée avec le public, les émeutes de celui-ci, répondant aux charmants riffs des guitares stridantes. Impossible de ne pas taper des pieds.

 

Le bal fut ouvert par Fumer Tue, groupe strasbourgeois formé il y un an mais possédant déjà 3 EP sous le coude. Dina Mc Kay, la chanteuse, nous a tout de suite plongés dans le bain de la soirée, accompagnée de son guitariste et de sa bassiste, nous balançant à la figure des sons obscures et pointus, semblant sortir d'un enfer caverneux. Ensuite, ce fut Cheveu qui nous enflamma. Une voix transcendée d'effets psychédéliques ainsi qu'une rythmique répétitivement violente, à l'image de ses membres totalement déjantés, prônant le shitgazing dans toutes ses mesures.

Pour clôturer la soirée en beauté, Frustration ! Groupe électro-punk formé en 2002 à Paris, virils et puissants, sombres et froids, ceux-ci nous ont régalés jusqu'au bout. L'ambiance était telle que ses membres nous a fait grâce de deux rappels, avec 5 titres dont 3 tirés tout de droit de leur nouveau single I don't think god heard me sortit en septembre de cette année.

 

Les trois groupes ont su, au vu de l'euphorie générale, conquérir un nouveau public à Besançon, qui ne leur tournera pas le dos de ci tôt ! Remercions bien évidement le public de la Rodia, qui était déchaîné et qui a joué le jeu à 200% ce soir là. Et espérons dire à bientôt aux artistes Born Bad records, revenez nous voir !

 

 

 

Lucie Caranjot