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Report > The 45's + The Rising Sun

publié le 16 novembre 2014 -  Catégorie : Web Report

17h, nous rentrons dans le hall de la Rodia, et sommes surprises par le public présent.

Des enfants, beaucoup, accompagnés de leurs parents (ou inversement), des adultes aux allures grunge retraçant leur jeunesse devant un bon concert de rock, et des ados visiblement présents pour encourager leurs amis de The Rising Sun

Nous allons à la rencontre des artistes. Tous sont souriants et dégagent une aura annonçant une bonne soirée.

 

Un jeune prototype du rockeur anglais des années 60 s’empare de la scène.

The 45’s est imprégné de cette époque éloignée où l’on pouvait acclamer The Turtles, The Kinks, ou encore the Kingsmen.

Et restant dans cette atmosphère très british on peut entendre, parmi leurs compositions, des reprises telles que Whole Lotta Love de Led Zeppelin, ou encore Day Tripper des Beatles.

 

Le concert se termine, retour aux loges. Arrive avec une dégaine nonchalante, le chanteur revenant d’une séance d’autographe.

Au fil de notre échange, nous apprenons qu’il a tenu sa première guitare à 13 ans, et que ce sont les accords de Chuck Berry qui l’ont rendu amoureux de la musique. Ce qu’il préfère quand il joue ? Absorber l’énergie que lui offre le public pour en faire quelque chose de beau, de grand, de puissant sur scène : le partage.

 

10 minutes s’écoulent, The Rising Sun entre en scène. Sous l’applaudissement de leur public les garçons enchaînent leurs propres créations et des adaptations de Bob Marley, mais surtout d’Hendrix.

Le jeune quatuor transpirant le blues-rock présente une performance brodée d’hystérie et de sérénité. Alors que le chanteur/guitariste, tout comme son idole, joue de son instrument avec les dents, ou encore au sol, et que le claviériste frappe avec force sur ses touches, le reste du groupe adopte une posture relativement calme et maîtrisée.

 

Plus tard nous apprenons au détour d’une conversation que The Rising Sun est formé de quatre univers différents : funk (bassiste), punk (le batteur), blues (le guitariste) et classique (le claviériste). Ils dévoilent aussi que les instants qu’ils vivent entre eux sur scène sont des plaisirs inestimables. Une sorte d’osmose se crée, qu’ils tentent d’échanger avec le public.

 

En bref, la Teenage Kick était le reflet de l’admiration des jeunes pour les époques précédentes.

Le « c’était mieux avant mais on va faire avec. »

 

 

 

Lisa Tigri / Alizée Adam