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K-X-P

publié le 6 mars 2011 -  Catégorie : Actu

 

 

électro moite, krautrock envoûtant, noise sale et prog rock de l’ombre trio d’Helsinki hantent longtemps après écoute

 

répéré via it is what it is (merci Mr garnier)

 

article tiré de Tsugi

 

Ne pas se fier au nom, aussi sexy qu’un acronyme de chaîne de fast-food spécialisée dans le poulet frit. Nouvelle signature du très recommandable label Smalltown Supersound (Annie, Lindstrøm), le trio finlandais K-X-P est en fait le projet de Timo Kaukolampi (Op:L Bastards) qui a beaucoup travaillé avec Annie. Mais loin de l’univers sucré et pop de la blonde, K-X-P offre la bande-son d’une descente en enfer, mélangeant électro moite, krautrock envoûtant, noise sale et prog rock de l’ombre. Citant Moondog, Martin Rev, Spacemen 3 ou 23 Skidoo comme influences, K-X-P sonne un peu comme un Zombie Zombie du Nord. Entre les réminiscences de Suicide, Can et Neu!, ils auraient eux aussi été parfaits pour relire Carpenter. Ce premier album s’écoute d’une traite et dans l’ordre, comme un voyage initiatique dans une disco d’Apocalypse. Le tribal “Elephant Man”, l’hypnotisante ballade garage “18 Hours (of Love)” ou encore le cosmique “Mehu Moments” d’inspiration free jazz, sont comme les étapes d’un trip sans fin, proche de l’expérience ésotérique. Élaborées à l’aide de percussions, basse et synthés (sans aucune guitare, et seulement quelques cris en guise de voix), les chansons mutantes du trio d’Helsinki hantent longtemps après écoute. (Violaine Schütz)